Un internaute localisé à Saint Jean.

Les liaisons coupables

Les liaisons coupablesUn psychologue réputé, le Dr. Chapman, débarque dans une banlieue chic de Los Angeles, dans le but d’y mener une enquête sur la vie sexuelle féminine. Quatre femmes se prêtent à ses recherches Sarah, Teresa, Kathleen et Noami. Sarah (Shelley Winters) est l’épouse d’un homme d’affaires, mère de deux enfants et maîtresse du directeur du théâtre local. Teresa (Glynis Johns) se considère comme très heureuse en ménage, surtout le jeudi soir, jour choisi par son mari et elle pour l’accomplissement du devoir conjugal ! Kathleen, veuve d’un aviateur don Juan, ne s’est jamais remise de la goujaterie de son mari à là veille de sa mort : depuis, elle se croit frigide. Noami, divorcée, séduisante et sensuelle, ne pense qu’au sexe et à l’alcool. Voici donc quatre portraits de bourgeoises américaines pseudo typiques, brossés à gros traits (on se demande. où est la prétendue finesse de, Cukor). L’enquête du Dr. Chapman sera, pour chacune d’elles, l’occasion d’une mise en question et d’un nouveau départ… même si celui-ci est définitif !’ L’essentiel n’est pas dans le scénario, encombré de clichés puritains, mais dans le jeu des quatre actrices, souvent émouvantes et toujours remarquables.

Bonjour tristesseBonjour tristesse

On a du mal à imaginer, aujourd’hui, le scandale que provoqua, au milieu des années 50, la parution du premier roman d’une jeune fille qui étonna par son cynisme «amoral» et la précision de sa description du milieu bourgeois. Elle s’appelait Françoise Sagan, le livre «Bonjour tristesse». Bizarrement, c’est un cinéaste hollywoodien, Otto Preminger, qui eut finalement à porter à l’écran cette œuvre «sulfureuse» (?). L’héroïne, Cécile, symbole de la jeune fille à la page de ces temps préhistoriques, est incarnée par Jean Seberg, qui fut également Jeanne d’Arc sous la direction du même réalisateur (c’est ainsi que Godard la choisit pour être la vedette d’«A bout de souffle»). Cécile vit librement avec son père (David Niven) qui change de maîtresse comme de chemise et invite sa fille à profiter, elle aussi, de la vie. Ils sont en villégiature sur la Côte lorsqu’une ancienne amie de sa mère, Anne (Deborah Kerr), débarque. Cécile sent que son père risque de se caser en épousant Anne. Avec machiavélisme, elle va s’arranger pour que celle-ci comprenne la vraie nature du don Juan. Anne blessée à mort, se tuera en voiture. Le marivaudage cruel s’achève en tragédie dérisoire, et le séducteur fatigué s’aperçoit, mais un peu tard, des dangers de son éducation. Conclusion plutôt moralisatrice ! Notez au passage que les scènes du présent sont filmées en noir et blanc verdâtre, celles du passé en couleurs. L’ensemble ne manque pas d’un certain charme suranné.

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